Les Lundis de la Vallouise – 27 juillet

Jean-Pierre JAUBERT
Historien, auteur
Vivre dans les refuges Napoléon : Izoard, Lacroix et Agnel
Le 20 mars 1857, le préfet Alexandre Le Peintre signe l’arrêté de création des refuges
Napoléon. Sur les six réalisés en 1857/1858 trois se situent dans le Queyras et le
Briançonnais : les refuges des cols Izoard, Lacroix et Agnel. Chacun d’eux a son histoire
propre que de nombreux documents nous invitent à découvrir.
Le refuge du col d’Izoard est construit par Charles Bouchié entrepreneur à Briançon. De 1858
à 1977, il est occupé par 12 gardiens, tous cantonniers des Ponts et Chaussées, puis de
l’Equipement. En 1975 le préfet des Hautes-Alpes Raymond Heim décide d’aliéner le refuge.
Depuis 1977, le refuge est privé.
Le refuge du col Lacroix est édifié par les entrepreneurs Simon Bosq et Antoine Richard de
Guillestre. Il est occupé par 6 gardiens, tous cantonniers des Ponts et Chaussées. Le
département souhaitant en 1884 confier la gestion à l’Etat, c’est la gendarmerie qui s’y
installe en 1891. Délaissé pendant la première guerre mondiale, le refuge restauré par le
Touring Club de France est confié à la commune de Ristolas en 1923. Détruit partiellement
par un obus en septembre 1944, il n’est pas reconstruit. Les indemnités de guerre servent à
créer un chalet-refuge dans le village de Ristolas.
Le refuge du col Agnel confié aux entrepreneurs Simon Bosq et Antoine Richard de Guillestre
est réalisé par l’entreprise Jannutol de Molines. De 1858 à 1893, il est occupé par 4 gardiens,
tous cantonniers des Ponts et Chaussées. Le département ayant souhaité en 1884 confier sa
gestion à l’Etat, le Génie militaire s’y installe en 1893. Le refuge sera détruit par une
avalanche en 1920.
Lundi 27 juillet 2026 de 20h30 à 22h.
Participation libre.
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