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Les coulisses du damage

Station de Pelvoux-Vallouise

Comment se dame la station de Pelvoux-Vallouise ?

Nous vous proposons aujourd'hui d'embarquer avec nous le temps de découvrir les coulisses du damage d'une station de ski ! Prêt ? C'est parti 

Il est 7h du matin, après une grosse chute de neige, nous embarquons à bord de la dameuse de Christophe, dameur sur la station de Pelvoux-Vallouise au Pays des Écrins, depuis 33 ans !

Départ du front de neige où la première question que l'on se pose est :

"Pourquoi après le passage d'une dameuse aussi lourde, nos pas s'enfoncent malgré tout ?"

Nous remarquons le petit sourire de Christophe !

"Effectivement, la machine pèse 10 tonnes mais le poids est tellement bien réparti qu'elle ne pèse que 50 g au cm2 contre 75 kg au cm2 pour un homme".

Ceci explique cela !

Nous voilà maintenant au niveau de l'intermédiaire de la station, au départ du nouveau télésiège de la station "La Crête".

"Que se passe-t-il au niveau de la neige lorsqu'elle est damée?"

"La fraise de la machine broie la glace puis enlève l'air de la neige ce qui la rend plus compact, on appelle cela "Serrer la neige". Il faut environ 12 heures de damage par jour pour damer l'ensemble des pistes de la station de Pelvoux-Vallouise. Nous travaillons à 2 dameurs en binomes" nous explique Christophe.

Damage de la noire "La Combe du Loup"

Nous voilà maintenant face au treuil pour s'y fixer et pour partir damer la fameuse piste noire de la station de Pelvoux-Vallouise "La Combe du Loup". Christophe y attèle sa dameuse qui permet de sécuriser la machine et de bénéficier d'une assistance de 4 tonnes pendant le damage. Un cable long d'1km200 se déploie alors au rythme de la machine.

C'est parti pour 1h30 d'aller-retour treuillés pour damer cette belle piste. 

"Avant l'installation d'un treuil, il fallait 4 heures pour damer cette piste, avec la boule au ventre de glisser ou de rester coincé au milieu de la piste !" nous raconte Christophe.

Quatre mois par an, les dameurs de nos stations vivent à contre-courant pour le bonheur des skieurs et de l'économie des stations. On ne les voit pas. Ils sont pourtant indispensables. 

Merci à eux pour la qualité de leur travail et pour leur motivation dans leur métier !